L'atterrissage lunaire

Il faut doser la poussée, pas seulement appuyer ou non : c'est de la commande continue. Les rafales de vent, que personne ne voit, poussent l'engin de côté. En face des IA, un correcteur PID, le genre d'algorithme qui pilote vraiment les fusées.

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    Ce que chaque méthode a appris

    Même budget pour toutes les méthodes qui apprennent : le même nombre de pas de simulation (un pas = 0,05 s). Mesure sur 100 départs et vents jamais vus à l'entraînement. Réussir, c'est toucher la plateforme à moins de 2 m/s en vertical, 1 m/s en horizontal et 11° d'inclinaison, en moins de 40 secondes.

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    Les courbes d'apprentissage

    Part d'atterrissages réussis sur 20 départs jamais vus, en fonction du nombre de pas d'entraînement. Une courbe par graine ; en pointillés, les références qui n'apprennent pas.

    Comment ça marche

    La physique

    Gravité lunaire (1,62 m/s²), un moteur principal qui pousse dans l'axe de l'engin, deux petits moteurs qui le font tourner. Le vent combine une poussée constante et des rafales régulières, tirées au hasard à chaque départ.

    Ce que voient les pilotes

    Position, vitesse, inclinaison et vitesse de rotation. Pas le vent : il faut le deviner à ses effets.

    Le PID

    Trois boucles écrites à la main : l'inclinaison voulue dépend de l'écart à la plateforme, les moteurs latéraux suivent cette inclinaison, et la poussée tient une vitesse de descente qui ralentit près du sol. Ses gains ont eu droit à 8 essais de réglage, comme les IA.

    PPO et SAC

    Deux méthodes à gradient. PPO corrige sa politique par petits pas à partir des épisodes récents. SAC rejoue sa mémoire et cherche à rester le plus imprévisible possible tant que ça ne coûte rien, ce qui l'aide à explorer.

    CMA-ES et NEAT

    Sans gradient : des variantes de réseaux sont essayées sur des atterrissages entiers, et les meilleures guident la génération suivante.